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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 02:01

Publié dans : mauvaise foi

Voilà une question d’actualité ! Cependant, avant d’entamer ma harangue, sans arrêtes s’il vous plait, je répondrai d’emblé à l’élite de ce pays lumineux qui serait tenté de renvoyer cette question dans les camps de con centrationniste, je leur dirai à ces intellectuels qui détiennent les clefs de la culture alors qu’ils se contentent de vomir des propos mâchés par des Hommes mort depuis longtemps alors qu’ils n’étaient qu’un espoir dans les couilles de leurs pères, je leur dirai (c’est pas trop tôt) que la haine du chercheur et de l’étudiant n’est pas un privilège réservé aux entrepreneurs ou aux sous doués urbains. C’est faux. De la même façon que les anciens fumeurs, l’ex étudiant est le plus virulent envers son ex communauté.

Car il s’agit bien de ça. L’université est une communauté sélective. Je ne connais rien de plus raciste qu’un troupeau d’étudiant. Ces gens là ne supportent pas qu’on leur parle de choses qu’ils ne connaissent pas. Avant même d’assister à leur premier module, ils sont persuadés de pouvoir guérir le monde.

Alors, ils rejettent en masse tout ce qui leurs échappent ou tous ceux qui ne sont pas de leurs avis. Pourtant ils n’ont pas d’avis ! Ce sont des palimpsestes, des ardoises magiques, des magnétophones. Ils ne se rendent pas compte qu’ils parlent et pensent comme écrit Philippe Sollers : un peu de Kant, un peu de Montaigne, un peu de Streinbeirg, un zeste de Pythagore, une pincé de Protagoras, du coca et une rondelle de citron. A servir très frais.

Je vous le dit, l’université, c’est le seul endroit où les jeunes sentent la naphtaline. Pour être clair et parfaitement compris, je tient à préciser que moi-même, j’ai étudié, lue, compté et bien d’autres. Si je me suis amphie... enfuit (pardon), c’est parce que j’ai ressenti un manque énorme parmi la cohorte professorale qui se chauffe en enseignant et qui joui en s’écoutant. Ils ont plus l’allure de rock star mégalo que celle d’humble penseur. Ils ne nous apprennent pas à distiller l’héritage culturel. Ils préfèrent nous l’enfoncer dans le crâne pour que nous puissions, à notre tour, décharger le flux de savoir comme une vulgaire photocopieuse. Ça pourrait encore aller si ils ne se drapaient pas dans leurs suffisances. On se demande même si ils font caca. Alors, la seule et unique chose que les étudiants retiennent en fin de compte, c’est cette maxime du grand Décathlon. Rappelez vous, ce philosophe grec nous disait : « à fond la forme ». Rien dans la tête, tout dans le paraître.

Et devant l’austère raideur de l’enseignement universitaire, les hommes et les femmes (surtout les femmes) ne peuvent que mouiller dans le port de l’inculture. J’en ai même vu qui faisait ça dessus. Enfin quoi ! L’université n’est pas favorable au renouveau culturel puisque l’on gave le bétail juvénile (surtout en lettre) de pensées obsolètes, de mode has been, et de models intellectuels qui font grand cas de leur grand P sur leurs petits diplômes d’état. Enfin requoi ! Ce ne sont pas des chercheurs que l’on forme, mais des académiciens aussi utiles que la blénoragie de ma sœur, des rats de laboratoire ou des aristo profane de la pensée moderne.

 

Je crois qu’à la lumière de ce petit récit, vous m’avez compris. Si vous voulez que vos enfants bâtissent, avec leurs petites mimines, le monde de demain, faites leur faire un CAP maçonnerie.

Par Romer Caspihaine - Communauté : LA RUE BRIC A BRAC
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